BOISSON PÉTILLANTE SAINE
ENVIRON 15 JOURS
Comment faire son kombucha maison
Le kombucha est une boisson fermentée obtenue à partir de thé sucré et d’une culture de kombucha. Au fil des jours, la fermentation transforme le goût de la boisson, qui devient moins sucrée, plus acidulée et plus complexe.
Faire son kombucha maison est plus simple qu’on ne l’imagine. Avec quelques ingrédients seulement, il est possible de préparer chez soi une boisson vivante, fraîche, acidulée et à ajuster selon ses goûts.
Ce guide explique comment faire son kombucha maison, quelles sont les bonnes conditions de fermentation, comment reconnaître un kombucha réussi et comment obtenir une boisson plus ou moins pétillante selon ses préférences.
Pourquoi faire son kombucha maison
Faire son kombucha chez soi permet de :
- choisir son thé
- ajuster le niveau d’acidité
- obtenir une boisson non pasteurisée
- aromatiser selon ses envies
- produire régulièrement à moindre coût
C’est aussi une fermentation accessible, idéale pour débuter à la maison.
Qu’est-ce qu’une culture de kombucha (SCOBY) ?
La culture de kombucha est un ensemble vivant de levures et de bactéries capable de fermenter du thé sucré.
On parle aussi souvent de SCOBY, pour Symbiotic Culture Of Bacteria and Yeast. Ce terme est souvent confondu avec la pellicule gélatineuse qui se forme à la surface du kombucha. Pourtant, cette pellicule n’est pas la culture à elle seule. C’est un sous-produit normal de la fermentation, composé principalement de cellulose.
Dans le kombucha, l’essentiel se trouve surtout dans le liquide de culture. C’est lui qui permet d’acidifier le thé sucré, de lancer la fermentation et de créer un milieu favorable.
Le meilleur indicateur reste donc le liquide :
-
il devient moins sucré
-
il s’acidifie progressivement
-
il développe une odeur agréable, vinaigrée, fruitée ou légèrement levurée selon les cas
Les ingrédients pour faire un bon kombucha
La recette du kombucha repose sur peu d’ingrédients, mais chacun a son importance.
L’eau
Utilisez de préférence une eau filtrée ou une eau peu chlorée.
Le thé
Le kombucha se prépare avec du thé noir, du thé vert, ou un mélange des deux. Le thé apporte les composés dont la culture a besoin pour fermenter dans de bonnes conditions.
Pour débuter, le thé noir est souvent le plus simple.
Évitez les thés fortement parfumés ou contenant des huiles essentielles.
Le sucre
Le sucre nourrit les levures et bactéries au début de la fermentation. Il ne sert pas seulement à sucrer : il est indispensable au processus.
Le plus simple est d’utiliser du sucre blanc. Le sucre blond peut aussi convenir.
La culture de kombucha
Une culture de kombucha liquide permet de démarrer la fermentation sans qu’il soit nécessaire d’avoir déjà une pellicule formée. Ce qui compte, c’est d’avoir un liquide actif, suffisamment acide, capable d’ensemencer correctement le thé sucré.
Les conditions de réussite
Une bonne température
Le kombucha fermente généralement bien entre 20 et 30°C. En dessous, la fermentation ralentit nettement. Au-dessus, elle devient plus rapide, mais aussi plus instable.
Un bocal propre et respirant
Le kombucha a besoin d’oxygène. Le bocal doit être recouvert d’un tissu propre ou d’un filtre bien maintenu, afin de laisser passer l’air tout en protégeant des insectes et des poussières.
Assez de liquide de culture
Pour lancer une fermentation dans de bonnes conditions, il faut suffisamment de culture liquide. Une bonne base est d’environ 10 % du volume total.
Autrement dit, pour 1 litre de kombucha, on utilise environ 100 ml de culture liquide.
Recette du kombucha maison

Ingrédients pour 1 litre
-
900 ml d’eau
-
60 à 70 g de sucre
-
2 sachets de thé noir ou de thé vert, soit environ 4 g
-
100 ml de culture de kombucha liquide
Matériel
-
un bocal en verre propre
-
un tissu propre
-
un élastique
-
une bouteille hermétique si vous souhaitez faire une seconde fermentation
Étapes
Faites chauffer l’eau, puis faites infuser le thé.
Retirez le thé, ajoutez le sucre et mélangez jusqu’à dissolution complète.
Laissez ensuite refroidir entièrement à température ambiante. Le thé doit être froid ou à peine tiède avant d’ajouter la culture.
Versez le thé sucré refroidi dans un bocal propre, puis ajoutez la culture de kombucha liquide.
Recouvrez le bocal d’un tissu propre maintenu avec un élastique. Le kombucha a besoin d’air pour fermenter, mais doit rester protégé des insectes et des poussières.
Placez le bocal dans un endroit calme, à température stable, à l’abri du soleil direct.
La première fermentation dure en général entre 7 et 15 jours, selon la température ambiante et le goût recherché.
Commencez à goûter après quelques jours. Plus la fermentation avance, plus le kombucha devient acidulé et moins il paraît sucré.
Au cours de la fermentation, une pellicule peut se former à la surface. C’est normal. Cette pellicule est un sous-produit de la fermentation. Elle peut être fine ou épaisse, lisse ou irrégulière, claire, beige, légèrement translucide, avec des reliefs, des plis, des filaments ou des bulles. Elle peut aussi flotter, couler, se reformer par couches ou apparaître de façon différente d’un lot à l’autre.
Ces variations peuvent être normales. Ce qui compte avant tout, c’est l’évolution du liquide : son acidité, son odeur et l’absence de moisissures en surface.
Avant de boire le kombucha ou de le mettre en bouteille, prélevez environ 10 % du liquide pour lancer la fermentation suivante.
C’est ce liquide de culture qui permet d’acidifier le nouveau thé sucré et de relancer correctement un nouveau lot.
Le kombucha peut être bu tel quel après la première fermentation.
Pour obtenir une boisson plus pétillante, versez-le dans une bouteille hermétique et laissez-le 1 à 3 jours à température ambiante avant de le placer au réfrigérateur.
Vous pouvez ajouter, si vous le souhaitez, un peu de gingembre, de jus de fruit, de sirop ou d’autres ingrédients pour soutenir la seconde fermentation et développer les arômes.
Il faut toutefois rester prudent : une seconde fermentation trop longue ou trop active peut créer une forte pression dans la bouteille.
Si vous ne relancez pas immédiatement une nouvelle fermentation, gardez une partie du liquide de culture dans un bocal propre.
Pour une courte pause, vous pouvez le conserver au réfrigérateur pendant 2 à 4 semaines. Pour un arrêt plus long, il vaut mieux le maintenir dans suffisamment de liquide et le nourrir de temps en temps avec du thé sucré.
Comment savoir si le kombucha est réussi
Un kombucha réussi présente ces signes :
- le liquide est plus acide qu’au départ
- il est moins sucré
- l’odeur est agréable, vinaigrée
- il peut y avoir des filaments, des dépôts, des levures ou une nouvelle pellicule en surface
Les vrais signes d’échec :
En revanche, il faut recommencer si vous observez :
-
des moisissures à la surface
-
une odeur franchement désagréable
-
un liquide qui semble anormalement altéré
En cas de doute, il vaut mieux ne pas consommer le lot
Ce qui n’est pas un problème :
Certains aspects peuvent surprendre au début, sans être inquiétants :
-
une pellicule fine à la surface
-
une pellicule épaisse ou irrégulière
-
une pellicule qui coule ou se forme de travers
-
des filaments ou dépôts dans le liquide
-
peu ou pas de pétillant après la première fermentation
La position ou l’apparence de la pellicule ne suffit pas à juger l’état de la fermentation.

Comment obtenir un kombucha plus pétillant ?
La majorité des bulles se développent pendant la seconde fermentation, en bouteille fermée.
Pour obtenir un kombucha plus pétillant, plusieurs points peuvent aider :
- utiliser une bouteille hermétique de bonne qualité
- embouteiller au bon moment, lorsque le kombucha est suffisamment fermenté
- ajouter un peu d’ingrédients fermentescibles pour relancer l’activité en bouteille
Certains ajouts peuvent favoriser la pétillance, par exemple :
- un peu de gingembre frais
- un sirop
- un peu de jus de fruit
- des fleurs ou des morceaux de fruits
Le gingembre est souvent apprécié car il soutient facilement une seconde fermentation dynamique. Les sirops ou jus de fruits, eux, apportent surtout des sucres supplémentaires, qui peuvent aider à produire davantage de gaz.
Il faut toutefois rester prudent : une seconde fermentation trop longue ou trop active peut créer une forte pression dans la bouteille.
Le plus important à retenir
Pour réussir un kombucha maison, il faut surtout :
- une culture liquide active
- suffisamment de liquide pour ensemencer correctement
- du thé sucré bien refroidi
- un bocal propre couvert mais non fermé hermétiquement
- une température stable
- un peu de patience
Et surtout, il ne faut pas se focaliser sur la pellicule. Dans le kombucha, l’essentiel est le liquide de culture et la façon dont il évolue.
Quelle culture utiliser pour faire son kombucha maison ?
La qualité de la culture de départ joue un rôle important dans la régularité de la fermentation.Si vous souhaitez faire votre kombucha maison dans de bonnes conditions, vous pouvez utiliser ma culture de kombucha, préparée pour démarrer facilement une fermentation à la maison.
FAQ sur le kombucha maison
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur la préparation et la fermentation du kombucha maison.
Le kombucha est souvent peu pétillant après la première fermentation. Les bulles se développent surtout pendant la seconde fermentation, en bouteille hermétique.
Pour obtenir plus de pétillance, il est utile d’utiliser une bonne bouteille, d’embouteiller au bon moment, et d’ajouter si besoin un peu de gingembre, de sirop ou de jus de fruit pour soutenir la fermentation en bouteille.
Un kombucha réussi ne se juge pas d’abord à la pellicule, mais au liquide. Au fil de la fermentation, il devient moins sucré, plus acidulé, et développe une odeur agréable, fraîche, légèrement vinaigrée ou fruitée selon les cas.
La présence de dépôts, de filaments ou d’une nouvelle pellicule en surface peut être normale. En revanche, il ne doit pas y avoir de moisissures en surface. Le vrai repère, c’est l’évolution du goût : si le liquide s’acidifie progressivement et reste sain en apparence comme en odeur, la fermentation suit son cours.
La présence de moisissures en surface, une odeur franchement désagréable ou un aspect anormal doivent amener à ne pas consommer le lot.
En cas de doute, mieux vaut recommencer une nouvelle fermentation
En général, il faut prévoir environ 10 % du volume total. Pour 1 litre de kombucha, on utilise donc environ 100 ml de culture liquide.
Cette proportion permet d’acidifier rapidement le thé sucré et de créer un milieu favorable à la fermentation.
Oui, certaines recettes peuvent se faire avec d’autres plantes, comme les feuilles de figuier, pour créer des profils aromatiques différents.
Mais pour nourrir la culture durablement et garder une fermentation régulière, le plus sûr reste le thé noir, le thé vert, ou un mélange des deux. Les autres plantes sont plutôt à envisager comme des variations ou des recettes ponctuelles, pas comme la seule base d’entretien de la culture.
Non. Une pellicule peut flotter, couler ou se former de manière irrégulière sans que cela soit un problème.
Dans le kombucha, on juge d’abord la fermentation par l’état du liquide, pas par la position de la pellicule.
Si vous ne relancez pas immédiatement une nouvelle fermentation, conservez votre culture dans un peu de kombucha déjà fermenté, dans un bocal propre.
Pour une courte pause, vous pouvez la garder au réfrigérateur pendant environ 2 à 4 semaines. Le froid ralentit fortement l’activité de la culture.
Si l’arrêt doit durer plus longtemps, mieux vaut la conserver dans suffisamment de liquide fermenté et la nourrir de temps en temps avec du thé sucré pour entretenir son activité.
Non. Une culture liquide active suffit pour lancer la fermentation.
La pellicule qui peut se former ensuite est un sous-produit normal de la fermentation, mais ce n’est pas elle qui fait à elle seule démarrer un nouveau lot.
Si votre kombucha présente de vraies moisissures en surface, il faut jeter tout le lot. Il ne faut pas essayer de sauver seulement la pellicule ou le liquide.
Les moisissures apparaissent le plus souvent quand le milieu n’est pas assez acide au départ, quand la culture est trop faible, ou quand les conditions de fermentation ne sont pas bonnes.
Un kombucha qui reste trop doux ou peu acide peut avoir plusieurs causes : une température trop basse, une culture liquide trop faible, une quantité insuffisante de liquide de départ, ou une fermentation encore trop courte.
Commencez par vérifier les bases : température stable, thé bien infusé, sucre suffisant, bocal respirant, et assez de culture liquide. Si besoin, laissez fermenter plus longtemps et goûtez régulièrement.
La pellicule qui se forme à la surface du kombucha peut avoir des aspects très variés. Elle peut être fine ou épaisse, lisse ou irrégulière, uniforme ou plus bosselée. Elle peut aussi présenter des plis, des reliefs, des filaments ou des bulles emprisonnées.
Sa couleur peut varier elle aussi. Une pellicule peut être blanche, blanc cassé, crème, beige clair ou légèrement translucide selon la fermentation, le thé utilisé et les levures présentes. Elle peut aussi avoir des zones plus foncées liées au thé ou à des dépôts de levures.
Elle peut flotter en surface, rester partiellement immergée, couler, se reformer par couches ou se développer de manière différente d’un lot à l’autre. Tous ces aspects peuvent être normaux.
Ce qui compte avant tout, c’est l’état du liquide, son odeur, son acidité, son évolution au fil des jours, et l’absence de moisissures en surface.
Vous pouvez garder la pellicule si elle est saine : elle accompagne la fermentation, mais c’est avant tout le liquide de culture qui permet de relancer correctement un nouveau lot.
La seconde fermentation peut durer de quelques jours à environ une semaine à température ambiante.
Avec un kombucha nature, sans ajout, la pétillance peut parfois mettre plus de temps à se développer. Il faut alors simplement laisser la bouteille quelques jours de plus et surveiller l’évolution. À l’inverse, certains ajouts sucrés peuvent accélérer la prise de bulles.
Ouvrez toujours la bouteille avec précaution. Dès que le kombucha est assez pétillant, placez-le au réfrigérateur.
L’aromatisation se fait généralement après la première fermentation, au moment de la mise en bouteille. C’est à ce stade que vous pouvez ajouter du jus de fruit, un sirop, du gingembre, des plantes ou d’autres ingrédients selon le goût recherché.
